06.12.2007

Ce soir je bois ...

Ce soir, je ne bois pas à mes échecs
à mes orientations ratées,
à mes examens manqués ou mal préparés.

Ce soir je ne bois pas à mes petites réussites grapillées,
à mes fiertés justifiées
à mes petits coups de génie posés de ci de là

Ce soir je ne bois pas à celle que je n'ai pas embrassée,
à celle que j'ai abandonnée,
à celle qui me fait redouter.

Ce soir je ne bois pas à celle qui m'a souri,
à celle qui m'a parlé,
à celle à qui j'ai enfin pu parler.

Ce soir je ne bois pas à ma tristesse,
à cette boule à l'estomac qui s'accroche,
à cette lassitude parfois obsedante

Ce soir je ne bois pas à la joie retrouvée,
à la pensée légère qui s'envole,
à la force de l'homme

Ce soir je ne bois pas à la mesquinerie,
à l'envie des richesses des autres,
à cette course perdue d'avance

Ce soir je ne bois pas à l'accueil
au partage des émotions,
à cette amitié donnée d'avance.

Ce soir je ne bois pas à l'apitoiement,
aux conseils tout faits,
aux moqueries cachées

Ce soir je ne bois pas à la réalité retrouvée
à l'écoute afectueuse,
à l'estime partagée.

Ce soir je ne bois pas pour mon patron,
pour les flics ou les matons,
pour chefaillons

Ce soir je ne bois pas pour moi.

Ce soir je bois de l'eau

Merci à toi.

 

Poème de Paikan (Inspiration de la chanson de Paul) 

 

22:20 Écrit par Syl... dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : alcool, eau, boire, abstinence |  Facebook |

04.12.2007

Lettre à l'alcool (Serge Reggiani- clip et paroles)

 
 
 

A l’alcool
 
Alcool qui m’a fait payer ton prix
Je ne parle pas de monnaie sonnante et trébuchante
J’ai été sous ta coupe, j’ai subi tes exigences,
J’ai failli te donner ma vie.
 
Je sais qu’il existe une issue
Et une seule a cet enfer qu’on appele l’alcoolisme
Et qu’il vaudrait mieux appeler maladie alcoolique
Satané bouteille  te vider n’apporte rien
Les éléphants roses n’existent pas
l’ivresse n’abrite que les noirs serpents de la douleur et de la déchéance  
On boit pour une seule raison
Pas pour oublier qu’on boit
Comme ce personnage du Petit Prince
Mais pour oublier tout le reste et échapper à la dépression
L’alcool est un euphorisant
Qui empêche de craquer
Je le sais, je l’ai vécu et je l’ai chanté de la « chanson de Paul », l’histoire d’un homme qui se remet à boire malgrès ses promesses, parce qu’il est dépressif
 
« je bois aux femmes qui ne m’ont pas aimé,  
aux enfants que je n’ai pas eus,  
mais a toi qui m’a bien voulu
Je bois … «
 etc ….
 
Le salaud qui mérite une lettre c’est toi saloperie d’alcool ,
Tu repousses la déprime,  
Mais le réveil n’en est que plus douloureux.
Pas à cause de la gueule de bois,
Mais parce que la chute est terrible.
Il faudrait rester imbiber d’alcool en permanence
Pour ne jamais revenir a la réalité.
Alors, la mort serait vite au rendez-vous
L’alcool est une forme de suicide.
 
le seul vrai conseil à donner est que ça vaut la peine de s’abstenir,
Le plus difficile est de prendre la décision,
Ensuite tout coule comme de l’eau.
Je ne bois plus que ça d’ailleurs
Et je redécouvre la vraie vie
 
Je ne peux oublier que l’alcool a tué mon ami Michel Auclair :  
Sauvé de justesse d’une embolie pulmonaire, une larme d’alcool lui a été fatale.
 
On demandait un jour à Jacques Prévert pourquoi il ne buvait plus,
Lui qui aurait vendu son âme au diable pour un bon mot répondit :  
« parce que j’ai tout bu »
C’était une boutade.
Prévert ne buvait plus parce qu’il voulait vivre.
Tout simplement.
J’ai été sauvé par mes docteurs,  
J’ai été sauvé par ceux qui m’aiment
Moi aussi je veux vivre.
 
JE VEUX VIVRE
 
Serge Reggiani,
Chanteur abstinent.


 


01.12.2007

Est-ce assez?

Il est entré Comme-ci Comme-ça
Au Comptoir il s’est aCCoudé
Il a Commandé un Kalua
Et des CaCaouhètes à Croquer

On Comprenait à ses yeux Clos
Que Quelque chose le tourmentait
Et à ses pommettes CoQueliCot
Qu’il éClusait pour oublier

Coeur Crevé ou dette de tripot
Ou Copain Qui a Calanché
Il était muet Comme un Capo
Pas Question de le faire Cracher

Quand il a fini ses Canons
Il s’est levé Cahin-Caha
CliC! s’est fait sauter le Caisson
Sans Qu’on ait jamais su pourQuoi

 

(auteur? blog : le journal de 5h12) 

17:09 Écrit par Syl... dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poeme, suicide |  Facebook |

27.11.2007

L'alcool qui parle (poème)

L'alcool qui parle

Pauvre Humain

Je suis la mort

Et j'en suis fière

Je ressent un plaisr fou

A détruire tout ce qui m'entoure

Toi,

Tu es conscient de ça

Mais tu me consomme quand même

Je ris de toi

Et tu ne te rends pas compte

Imbécile d'humain 

Continue de m'absorber

Et tu verras

J'ai le pouvoir du mal

Avec moi dans ton corps

Tu te sens bien, détendu

Ce n'est qu'une diversion

Je m'amuse à dévorer ton cerveau

Ta raison dégringole

Tel un chateau de carte

Tué par le vent

et toi?

Idiot que tu es

Tu en demandes davantage 

Je peux continuer

Ma lutte sanguinaire 

Contre ta santé

C'est formidable

Partout où je passe

Sans même tanter de me cacher

je sème la tempête

Ces pauvres esprits

Je dis merci

A cette race bête

Qui me tient en vie

(Poème de Mimi 17 ans - publié le 16/08/2003 sur "les forums du Graap) 

 

 

23:38 Écrit par Syl... dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poeme alcool |  Facebook |

Boire ou mourrir, il faut choisir ...

En surfant, j'ai découverts des poèmes qui parle l'alcool : en voici un

Boire ou mourir, il faut choisir...

Boire, c'est trinquer avec ses amis,
Ca rend heureux à partir de minuit,
Et fait danser toute la nuit :
Mais pour moi, c'est l'ennemi.
Conduire, c'est rentrer à la maison,
C'est se coucher dans son lit,
Et ça sans trop d'ennuis :
C'est la voie de la raison.

Moi, j'avais choisi la raison,
J'ai pour ça, toute la nuit, résisté :
Sans alcool, j'ai pris mes boissons.
Lui n'a pas su se modérer.
Il a grillé le feu, m'a percutée.
Dans un fracas, je me suis envolée,
Sur le bitume, j'ai atterri.
Mais, qu'est-ce qu'il lui a pris ?!

Je le vois, cet idiot, debout.
Moi, je suis étendue à ses pieds.
Les miens, je ne les sens plus du tout.
Il me regarde d'un air hébété :
J'ai tellement envie de l'insulter !
Mais, je me sens si fatiguée...
Etait-ce une fatalité ?
Pourquoi m'a-t-il renversée ?
Et pourquoi, mais pourquoi moi ?
Pourquoi suis-je celle étendue là ?
Celle qui n'a pas bu, mais va mourir,
Et lui le saoul qui vit, qui respire ?

Je suis si jeune, je n'ai que 19 ans,
Et je vais bientôt rejoindre le firmament...
J'avais un rêve, être médecin.
Je voulais sauver le monde.
Des cas désespérés, comme le mien.
Et finalement, ça ne restera qu'un songe...
Ce que je vais être, c'est martyr.
Pourquoi ? Je ne veux pas partir !
Je veux d'abord dire ''Je t'aime'' !
Et aussi le dire à mes parents.
Les remercier d'avoir été si patients.
Et puis, effacer toute ma haine,
Pour devenir un ange gardien.
Pour ne pas avoir servi à rien.

Ca y est, je suis partie...
Je ne suis que poussière dans le vent.
On ne peut pas changer le cours du temps :
Pour moi, et à jamais, tout est fini...
On va parler de moi à la télé,
Mes parents et mes amis vont pleurer,
Puis tout le monde oubliera...
Non, souvenez-vous de moi !!!

On pense que nos choix n'engagent que nous,
Mais c'est faux, ils concernent aussi nos proches !
Et pour eux, pour vous, souvenez-vous...
Souvenez-vous des dernières paroles d'une mourante,
Qui pour vivre a résisté, mais elle n'est pas la survivante.
Faîte attention, soyez raisonnable !
Ne buvez pas tout ce qu'il y a sur la table !
Pour que ''Boire ou conduire, il faut choisir''
Ne redevienne jamais ''Boire ou mourir, il faut choisir''

(Poème publié le 01/09/2006 sur le site "Lexode" et écris par Wonder91)

www.lexode.com 

22:57 Écrit par Syl... dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poeme, alcool, conduire, mourrir |  Facebook |