22.02.2008
« Sans l'alcool, j'ai retrouvé ma liberté »
Ancien accroc à la bouteille, Yves est abstinent depuis un an. Le retraité est sorti de l'impassegrâce aux Alcooliques anonymes. Parler, pour ne plus boire.
Yves, 64 ans, donne rendez-vous dans un studio meublé de Ploumanac'h. « C'est mon logement provisoire, je construis une maison à Trégastel », glisse le retraité, cigarillo au bec. « On ne peut pas tout arrêter. » Car le Trégorrois l'avoue sans honte. « L'alcool a été maître de ma vie. Désormais, je n'en bois plus une goutte. » Yves a choisi de témoigner, « pour que les gens touchés par l'alcool prennent leur téléphone et appellent les Alcooliques anonymes ». (1)
« J'ai commencé à boire à l'âge de 25 ans. À l'époque, j'étais ingénieur informaticien dans une grosse boîte parisienne. Qui dit poste à responsabilité dit beuveries régulières avec les collègues. Des fêtes ou des apéros arrosés, tous les jours. Je n'avais aucune limite. Je ne buvais pas pour me défoncer, je buvais parce que j'aimais ça. À mesure que ma carrière avançait, ça ne faisait que s'amplifier. Par exemple, je suis allé voir un Écosse-France de rugby dans les années 80. On a beaucoup bu avant le match. Je ne me souviens plus de la deuxième mi-temps, du score de la rencontre et du voyage retour en France. Bref, le trou noir, à la frontière du coma éthylique. »
« Ma femme m'a quitté »
« Au boulot, j'arrivais à encaisser. Pas à la maison. Ma femme m'a quitté en 1991, après 23 ans de mariage. J'ai bien eu quelques aventures amoureuses par la suite. J'aurais pu refaire ma vie. Mais l'alcool était au milieu. Une de mes amies m'avait conseillé d'aller voir les AA. Je lui ai ri au nez, pensant que c'était une réunion de pochtrons locaux.
« Au moment de ma retraite, en 1993, je suis revenu dans mon Trégor natal. Je me rendais au bistrot avec les copains. Au menu, Ricard, rosé et bière. Dix, vingt verres par jour ? Je ne comptais pas. L'alcool commençait à avoir de graves répercussions sur ma santé. Il détruisait mon coeur, mon foie, mon pancréas. Un médecin m'a recommandé de suivre une cure. Je l'ai fait en 2006. À deux reprises. J'ai pris conscience de ma dépendance mais je ne pouvais pas arrêter de boire. C'est un chemin long, semé d'embûches.
« J'ai assisté à des réunions des AA, de façon épisodique. Pas facile de pousser la porte et de dire : « Daniel, alcoolique, bonsoir. » J'ai constaté que les alcooliques anonymes étaient une force tranquille, où chacun parle de ses déboires, sans se faire juger. En avril 2007, j'ai assisté à la convention annuelle de l'association. C'est là que j'ai entendu les témoignages les plus poignants, les plus effrayants. Ces trois jours m'ont transformé. Depuis, je suis abstinent.
« Les AA m'ont tout donné »
« Quand il m'arrive d'être tenté, je pense aux AA. Je me dois de respecter le contrat moral. Qui me permet de retrouver ma dignité, ma liberté de penser, d'agir et d'écouter. Aujourd'hui, je construis ma maison à Trégastel, je fais de la compétition sportive, j'aide les autres, aux alcooliques anonymes. Ils m'ont tout donné, m'ont inculqué un art de vivre fait d'humilité et de tolérance. La moindre des choses est de le leur rendre.
« Je viens de passer mes premières fêtes de fin d'année sans alcool. C'est formidable de se lever le lendemain et de se souvenir de la soirée passée ! À Noël, ma fille m'a dit : « Papa, comme tu as changé. » Mon fils a ajouté : « Oui, tu as changé. » J'ai pleuré. »
Recueilli par Donatien HUET.
(Ouest-France - 22/02/2008)
16:03
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06.12.2007
Ce soir je bois ...
Ce soir, je ne bois pas à mes échecs
à mes orientations ratées,
à mes examens manqués ou mal préparés.
Ce soir je ne bois pas à mes petites réussites grapillées,
à mes fiertés justifiées
à mes petits coups de génie posés de ci de là
Ce soir je ne bois pas à celle que je n'ai pas embrassée,
à celle que j'ai abandonnée,
à celle qui me fait redouter.
Ce soir je ne bois pas à celle qui m'a souri,
à celle qui m'a parlé,
à celle à qui j'ai enfin pu parler.
Ce soir je ne bois pas à ma tristesse,
à cette boule à l'estomac qui s'accroche,
à cette lassitude parfois obsedante
Ce soir je ne bois pas à la joie retrouvée,
à la pensée légère qui s'envole,
à la force de l'homme
Ce soir je ne bois pas à la mesquinerie,
à l'envie des richesses des autres,
à cette course perdue d'avance
Ce soir je ne bois pas à l'accueil
au partage des émotions,
à cette amitié donnée d'avance.
Ce soir je ne bois pas à l'apitoiement,
aux conseils tout faits,
aux moqueries cachées
Ce soir je ne bois pas à la réalité retrouvée
à l'écoute afectueuse,
à l'estime partagée.
Ce soir je ne bois pas pour mon patron,
pour les flics ou les matons,
pour chefaillons
Ce soir je ne bois pas pour moi.
Ce soir je bois de l'eau
Merci à toi.
Poème de Paikan (Inspiration de la chanson de Paul)
22:20
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04.12.2007
Témoignage de Lybellule sur les AA
Bonjour,
Il y a 2-3 ans j'avais appellée un soir les AA France un numéro vert je crois, j'ai laissée un message de detresse sur le répondeur et persone ne m'a jamais rappelée.
Déçu et pas encore suffisement prète je continue de boire en essayant de me limiter seule face a mon problème.
Ensuite j'en ai parlée a mon médecin, qui m'a préscrit aotal, puis après avoir touchée mon fond je pousse la porte d'une des réunions, et la comme si j'avais laissée ma honte derrière je me suis sentie bien, avec des gens comme moi qui comprenait qui m'écoutaient et qui ne me jugeait pas.
Le parcour, les témoignages des anciens, des nouveaux de toute age, de toute culture, de toute classe sociale, différent mais avec le meme problème l'Alcool.
C'est vrai aussi que le programme ne m'interpèle pas des masses surtout quan il s'agit de dieu mais un ami m'a permis de passer au dessus de ça en me disant dieu ça peut etre aussi Demande Insiste Ecoute Utilise, et ça me parle plus, personne ne me force à croire en qui que ce soit, je ne sais pas les croyances de chacun, le sujet est l'alcool et tout ce qui est rapport avec.
C'est humain, y a de la drague comme partout, meme si on est pas la pour ça, des couples se forment et deviennent heureux abstinents.
Chacun a ses opinions que l'on est pas obligés d'accepter on plus.
J'ai donc réussie, a ne pas boire le premier verre, ils m'ont donner envie d'etre abtinente, la lucidité revenu, je me permet d'aider du mieu que je peut les nouveaux et comprend combien l'échange est important, on peut sauver des vies rien qu'en parlant alors j'ose, je dit ce que je pense, etre honnête et sincère fait parti du programme, inconsciement j'utilise le programme et pas que pour le sujet de l'alcool.
Donc oui y a un coté spiritel surement, et moi ça m'apporte énormément d'y aller chaque semaine, de donner et de recevoir, c'est comme on dit une piqure de rappel face a cette maladie.
Et je continuerai a y aller a faire des choses pour sauver des gens de cete saloperie, parce qu l'on a tous le droit d'etre heureux.
Après en avoir bien bavée, c'est difficile de remonter la pente, on arrive toucher lefond du gouffre, si on imagne les amis AA tendent leurs mains pour sortir du trou et parcourir ensemble main dans la main le chemin de l'abstinence dans la joie et la gaité que l'on peut y trouver.
Il a une grande solidarité comme on en trouve peut dans ce bas monde, c'est trop chacun pour soi, les gens se renferme ne sortent plus de chez eux, il y a moins de rencontre et d'échange, chez les AA ça existe vraiment.
16:47
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03.12.2007
Programme AA en France
Le programme AA.
J'étais dans un puits sans fond de chagrin, de douleur et de désespoir
Lorsqu'un rayon de lumière me révéla les marches d'un escalier s'échappant du noir
En vain j'essayai d'atteindre ces marches, mais seul je ne le pouvais pas
Quand j'ai appelé à l'aide, une voix intérieure me dit tout bas
Tu viens de monter sur la marche numéro UN"
De qui était cette voix, je ne pouvais le dire, aussi je demandai:
"Je t'en prie, ne pars pas. Aide-moi. Qui es-tu? J'en suis curieux."
Et j'entendis ma voix en moi me dire: " mais ...
...Tu viens d'atteindre la marche numéro DEUX"."
L'aide que je désirais, je l'avais trouvé en cette voix
Et je compris qu'elle pouvait me rendre plus libre qu'un roi
Aussi je décidai pour tout, de lui faire confiance, qui qu'elle soit
J'étais sur la marche numéro TROIS
Debout sur cette marche, je me regardai et je fis
De mon passé un examen opiniâtre
Ma vie gaspillée et le mal que je fis
Et ma voix me dit: "Escalier, marche QUATRE."
Je me suis assis sur cette marche et j'ai dit à ma voix
"Il aurait mieux valu que je sois mort que vivant je crois
Car je suis lâche, menteur, voleur, malandrin"
Ma voix charitable sourit:" Marche numéro CINQ."
"Avec Toi ma voix intérieure, comme aide et comme guide aussi.
Je vais sortir de cette terrible ornière
Conduis-moi sur le chemin, j'irai à ta manière"
Et ma voix reprit "Marche numéro SIX."
"Je ne mérite pas l'aide que tu me donnes, sans doute.
Ce me semble un don du Ciel. Mais j'accepte
Je ferai de mon mieux pour corriger ma route"
Ma voix dit: "Marche numéro SEPT."
"J'ai lésé beaucoup de monde, à beaucoup j'ai nui
Mais je leur ferai amende honorable sans longue attente"
Alors j'entendis en moi une voix indulgente
"Tu te trouves sur la marche numéro HUIT "
"Je réparerai tout ce que je peu. Je le remettrai à neuf
Chaque fois que cela sera en mon pouvoir"
J'entendis de nouveau en moi la voix de l'espoir
"Tu te trouves sur la marche numéro NEUF"
"Quotidiennement je ferai mon inventaire intérieur.
Et dès que possible je reconnaîtrai mes erreurs"
En moi de nouveau la voix me dit
"Tu te trouves sur la marche numéro DIX"
Cette voix en moi retentit comme cloche de bronze
Et je décidai de la mieux connaître enfin
Lui demandant de tracer mon chemin
J'étais sur la marche numéro ONZE
Aurais-je atteint le sommet enfin, moi?
Mais qu'en est-il de mes amis que j'ai laissé dans le noir,
Dans le puits sans fond du désespoir?
Hé! Ce rai de lumière qui vint vers moi
Et me révéla l'escalier sinueux de la vie
Est venu de l'amour d'amis et amies
A la leur, ma lumière il faut que je l'ajoute
Cette lumière est un guide pour leur montrer la route
Il me faut toujours la garder allumée sans lésiner
Car sans elle je pourrai retourner
Dans ce puits de tristesse et de désespoir sans fond
Je ne dois jamais oublier cette voix en moi, tout au fond,
En l'amour de laquelle je peux à présent me confier
Dans tout ce que je tente d'édifier.
Et je l'entendis me dire de sa manière si douce
"Tu te trouves sur la marche numéro DOUZE."
UN JOUR A LA FOIS
UNE ETAPE A LA FOIS
NOUS SOMMES LA OU NOUS DEVRIONS ETRE
ICI L'UN ET L'AUTRE SOBRES ET LIBRES.
Frannie, "Rolling Prairie" / Indiana / USA. 1996
21:29
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Les réunions AA
Non, ce n'est pas une messe, ni l'embrigadement dans une secte ou une religeux.
C'est vrai que dans les textes, ont fait référence à Dieu, mais Dieu peut-être n'importe qui ou n'importe quoi.
C'est juste un endroit où se réunissent des personnes souffrant de la même maladie : L'ALCOOLISME.
Ce sont toutes des personnes qui sont alcooliques, qui connaissent les même problèmes, les mêmes souffrances.
Il n'y a qu'un alcoolique qui peut comprendre un autre alcoolique .
Là, on y trouvre de l'aide, des témoignages, des échanges, des rencontres de personnes de tous les horizons (sociales ou raciales, de tous les âges).
Dans ces réunions, nous suivons pas forcément le programme (et oui ! il y a un programme, que je ne connais pas car je ne le suis pas), chacun parle de son vécu, de sa colère, de sa joie, de ses peines, de ses envies, de sa contrariété, peut pleurer, faire son coup de gueule ....
Il n' y a pas que parler de soi, on peut aussi donner son avis, donner des conseils.
Chacun est libre de penser ce qu'il veut, d'avoir sa propre opinion.
Et c'est échanges, sont de réels outils pour devenir ou continuer à rester ABSTINENT.
Et pour les personnes qui ont besoins de parler, de se décharger,... et qui ne savent pas se payer un psychiatre ou un psychologue, les AA c'est l'idéal et en plus c'est gratuit.
Pour moi, chez les AA, j'ai trouver mon compte, je n'y vais qu'une fois par semaine, mais chaque fois que j'y vais je m'y retrouve dans un témoignage et j'ai toujours un conseil ou une idée pour rester abstinente.
PS : les AA ne sont pas des médecins
Chez les AA, ils n'y a pas que des clodos, des personnes qui viennent de milieux défavorisés, il y a aussi des profs, des employés, des avocats, des artistes, .... tout le monde est le bienvenue si il a un problème d'alcool et qu'il veut s'en sortir !!!
21:19
Écrit par Syl...
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27.11.2007
Envie de témoigner, de partager?
Comme vous le savez, l'alcoolisme peut nous tomber dessus, à n'importe quel moment, pour n'importe quel raison, à n'importe quel âge et quelque soit la classe sociale dont on n'appartient.
J'ai envie de faire fructifier ce blog, par des témoignages et pourquoi pas vos témoignages.
Si vous avez envie de raconter votre vécu, le vécu d'un proche, le vécu d'un ami. (comment vous êtes tombé dans l'alcool, comment avez vous su arrêter, les dégât que l'alcool à pu causer, .....)
Et vous n'avez pas envie de créer ou pas le temps de créer un blog et de le suivre. Alors raconter moi votre histoire (votre anonyma est bien sur préservé). Postez là dans ma boîte aux lettres.
Votre histoire, touchera peut-être quelqu'un qui à un problème avec l'alcool, pourra arrêter de se détruire à cause de l'alcool ou de continuer son rétablissement. Moi la première.
Merci d'avance et à vos claviers
10:02
Écrit par Syl...
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Témoignage 1
| Alcool : sûr d'avoir le dessus ? |
| par C. |
| Un soir, j'ai voulu prendre un petit remontant... 3 ans plus tard, j'étais au fond du trou. |
![]() Bonjour. Je m'appelle C. et je suis une femme. Eh oui ! L'alcool touche aussi les femmes, bien que nous soyons moins nombreuses que les hommes. Mon histoire a commencé alors que j'étais médecin anesthésiste, mariée. Nous avions une petite fille. A la suite de graves problèmes de santé de mon mari et de mon père et à cause de ma vie professionnelle stressante, j'étais déprimée. On m'a prescrit des antidépresseurs. Un soir, en rentrant, j'ai voulu prendre un petit remontant et j'ai pris un porto. Mon mari ne boit pas ; ce n'est donc pas lui que j'ai copié. Mais voilà, de soir en soir, subrepticement, « l'aide » ponctuelle est devenue habitude. Je suis passée à une consommation régulière d'alcool, oh, non pas que j'y prenais du plaisir (certains oui, mais pas moi), mais parce que je devenais dépendante. J'ai augmenté les quantités, petit à petit. J'étais toujours sous antidépresseurs et en tant que médecin, j'étais très au courant et très consciente du risque que je prenais en buvant de l'alcool. Mais face à quelque chose de plus fort que soi, aucune raison ne tient. Je me suis mise à boire même à midi et même des alccols forts (whisky...). Avec le recul, je me rends compte de l'importance d'avoir une vie équilibrée. Veillez à votre hygiène de vie : loisir, détente, amitiés, sport, rires entre amis, sommeil... au lieu de vous "défoncer" le samedi soir pour évacuer le stress ! On a l'impression à tort qu'il faut de l'alcool pour faire la fête. L'alcool nous désinhibe ; on a l'impression qu'on a plus de confiance en soi, qu'on est plus fort, plus léger. En réalité, on veut toujours être mieux ; on ne s'accepte pas ; on n'accepte pas nos limites. Au bout de quelques temps, je me disais le matin : « aujourd'hui, c'est fini, tu ne boiras pas », mais l'alcool était plus fort que moi. Je ressentais l'état de manque. Je n'étais bien que quand j'avais bu un verre. C'est une vraie drogue, drogue dangereuse car facile à se procurer. Il n'y avait jamais d'alcool chez moi ; personne n'aurait pu se douter... Mais c'était plus fort que moi : j'allais à l'épicerie du quartier et je m'achetais une petite bouteille que je buvais en partie. Le reste, je le vidais. Paradoxalement, je n'ai jamais accepté de boire. Certains le font avec goût. Moi je vomissais souvent après une prise d'alcool, parce que je n'aime pas le goût et parce que je ne voulais pas boire. Je voulais m'en sortir. Mais c'était plus fort que moi. Certains sont dépendants sans être conscients d'eux-mêmes. Moi non ; j'étais très lucide sur le fait de faire souffrir ma famille et ça renforçait ma douleur et mon mal-être. Je pleurais, je disais que je ne recommencerais plus, mais je n'y arrivais pas. Au bout de 3-4 ans d'horreur, j'ai demandé à mon généraliste : « proposez-moi n'importe quoi, mais je veux sortir de là ». J'étais à bout. Il m'a envoyé dans un centre de désintoxication. Là, le sevrage a pu se faire. Sans ce milieu protégé, ce n'est pas possible. J'y suis restée un mois. Pendant ce séjour, j'ai eu une voisine de chambre qui connaissait une association d'aide aux alcooliques, la croix bleue. Cette amie m'a dit avant que je ne sorte : « Attention ! Surtout, ne t'arrête pas en si bon chemin, sinon tu vas replonger. Vas dans une association ». J'y suis allée et j'ai vu que mon amie avait raison. Je suis allée à toutes les rencontres de la croix bleue. Je m'y suis fait des amis. Quand on boit, on a un sentiment profond de solitude. C'est très réconfortant de voir qu'on peut encore avoir des amis. J'ai suivi en plus une thérapie individuelle de soutien. Depuis, je suis délivrée de l'alcool. Je n'en bois plus une goutte, même si, quand j'invite des amis chez moi, je sors des "apéro" et du vin (d'autres personnes guéries préfèrent sortir des jus de fruits). N'importe qui est à la merci de l'alcool. Ce n'est pas le niveau social qui joue. C'est un piège parce que c'est insidieux, ça arrive sans qu'on s'en rende compte. Et c'est facile d'y tomber : c'est socialement accepté de boire (trop même). Un conseil : limitez-vous à un verre quand vous sortez ! N'acceptez pas de vous resservir ; prenez des jus de fruits à la place. Ne suivez pas les "mauvais" copains.
(article : atoi2voir.com - Vie et spiritualité) |
09:02
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26.11.2007
Prévention contre l'alcool : Pub 1
10:07
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