09.12.2007
Lettre à l'aimé
Tu sais ce sentiment que tu ressens, celui qui se déclare par cette boule dans ton ventre qui se serre et se resserre encore quand l'être aimé apparaît dans ton champ de vision.
Comment tu ne connais pas ce sentiment? Pourtant je te l'ai démontré à plusieurs reprises, j'ai essayé de te l'apprendre maintes et maintes fois...Sans résultat apparemment.. Oui tu as raison, j'ai échoué dans ma mission.. Et j'ai peut-être eu raison car c'est ce qui m'a tué! Et ça fait mal! Je pense que c'est la mort la plus douloureuse.
Pourtant avant ça me faisait du bien, j'étais souriante, épanouie, joyeuse, j'aimais la vie, j'étais attendrie par les oiseaux qui chantent, par le filet de bave qui coulaient le long de ton menton quand tu dormais... sourire..Mais depuis je suis inerte, incapable de ressentir le moindre sentiment, un vrai zombie.. Mon corps et ma tête sont devenues de vrais légumes errant dans les couloirs de la vie afin d'en trouver enfin la sortie..
C'est marrant je ne pensais pas que ça m'arriverait un jour, à moi, pourquoi à moi et pas à une autre... Faut croire que le mort avait envie de moi, plus que toi en tout cas!Quand je soignais les bleus que tu m'avais fait la veille, je souriais, je pensais que c'était une preuve d'amour, que tu voulais me faire partager ta douleur...
Je suis peut-être maso, mais j'aimais c'est moment ou après tu me serrais fort dans tes bras comme pour t'excuser... Combien de fois j'ai rêvé que ces moments reviennent pour m'aider à ressusciter...Mais je me suis fait une raison, je resterais morte, mais IL NE FAUT PAS!!!!!!
Rappelle toi comme tu te sentais bien quand l'alcool que tu ingurgitais finissais par prendre effet sur toi, te redonnais le sourire... L'amour donne la même sensation! Cette sensation de bien être!Mais tout comme l'alcool, l'amour peut te détruire. Si j'avais su j'aurais arrêter avant.
Pourquoi depuis que je suis morte suis-je méchante quand j'aperçois l'amour, pourquoi est-ce que je change de trottoir quand je le rencontre? Je devrais être heureuse de le rencontrer afin qu'il me redonne la vie! Peut-être que la vie me fait peur à présent..Peut-être par ce que je me rend compte que la mort fait moins mal que la vie?
Pourtant c'est marrant mais l'autre nuit, quand je t'ai vu, toi, étendue dans le caniveau, mort à ton tour pour je ne sais qu'elle raison, je me suis mise à pleurer, puis à sourire... Sourire?Depuis je ne comprends pas, j'ai l'impression d'être vivante.. De vivre à nouveau et ça ne fait pas si mal... Tout ce dont j'ai envie maintenant, c'est de retrouver enfin ce bonheur mais cette fois, je ne me laisserais pas mourir. C'est hors de question!
Quel dommage, tu ne m'as pas laissé le temps de te prévenir, mais après tout c'est peut-être toi qui m'a aidé à retrouver la vie!Quel dommage que tu sois mort, j'aurais aimé te remercier...
D'un certain côté, c'est comme l'arroseur, arrosé et je suis bien contente d'avoir été l'arrosé et non l'arroseur.
16:42
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Il a commencé à boire à 11 ans
Voici, un témoignage qui m'a été envoyé. Celui-ci, nous montre qu'il n'y a pas d'âge pour commencer à boire. Qu'avec et à cause de l'alcool, ont peut tomber au plus bas. Mais, avec l'envie, la volonté, le courage, le caractère, ... ont peux s'en sortir et recommencer à avoir une vie tout à fait normale.
Je m'appelle serge malade alcoolique abstinent depuis le 22 septembre 1990.
j'ai commencé à boire à l'age de 11 ans, à ce moment là j'étais enfant de coeur.
Puis, vers l'age de 15 ans, j'ai comencé à boire de la bière, à mes 18 ans ma mère mourru et je buvais un peu plus, à 22 ans mon père me mettait dehors et je devenais un clochard parmi tant d'autres;je dormais sous les ponts, tantot à Bruxelles, à Paris , Marseille et en Espagne.
Mon seul ami et dieu était ma bouteille, pendant des années.
J'ai picolés à m'en faire crever , j'ai été condamnés à plusieurs années de prison en 1990. J'ai fait appel aux Alcooliquesa Anonymes, toutes les semaines j'avais une réunion avec des A.A. En 1994, je sorti de prison et j'allais en réunion à Namur avec mon ami A.A Julien.
Un homme agé m'accompagniait à mes premières réunions et aujourd'hui je compte 17 année d'abstinence total et continue sans alcool et sans rechute.
Quelle merveilleuse nouvelles vie, avoir tout perdu... et tout reconstruire,... croyez, moi ca vaut la peine d'essayer
Serge.
08:24
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06.12.2007
Lettre d'adieu à l'alcool
Salut l'alcool! Tu vas être sûrement contente de savoir que tu as comblé
mes soirées, ensuite mes journées et même mes nuits. Tu as progressé de
mois en mois, de semaine en semaine, d'heure en heure et ensuite de
minute en minute. À ce stade, je ne pouvais plus vivre sans toi.
J'en suis même venue à ne plus être capable d'arrêter de te consommer.
Malheureusement, je ne vivais que pour toi. J'ai ensuite découvert par
ma souffrance que j'étais devenue dorénavant dépendante de toi. J'étais
devenue ton esclave, et tu en as profité pour prendre le contrôle sur ma
vie et mes enfants.
Par ta faute, j'ai connu l'enfer. J'en suis venue à délaisser mon
ménage, mes amis (es), ma famille, ma santé et mes enfants. J'ai voulu
te consommer pour oublier, mais plus je te consommais, plus je m'enfonçais.
J'ai perdu ma job, ça n'a pas été suffisant pour que je comprenne. Le
coeur a failli me lâcher, même encore là, j'ai projeté la faute sur
autre chose (malgré que l'alcool et la On stars est un pur poison pour
le coeur), je n'ai pas su m'arrêter. J'en suis devenue à te consommer 24
sur 24, pour être certaine de ne pas dégriser, et encore là, je ne
voyais pas encore de problème AYOYE. Il m'aura fallu ce fichu accident
survenu le 29 janvier dernier pour que là je commence à réaliser que
peut être je suis rendue un peu loin dans ma consommation. Mais même à
ce moment, la semaine suivant mon accident, je t'ai consommé en quantité
industrielle. Mais là, après avoir perdu, ma job, ma santé, mon
autonomie et presque mes enfants la p'tite So, s'est dit qu'il était
temps que j'aille chercher de l'aide. Le 7 février je suis entré en
désintoxe pour en ressortir le 24 février. Je me suis investie à fond
dans cette désintoxe. Je m'en suis sortie vivante. J'ai rencontré aussi
une grande famille qui est les A.A. Et cette famille est devenue la
mienne. Je m'implique. Et je veux rendre aux A.A. ce que les A.A. font
pour moi depuis près de deux mois. Mon entrée dans cette famille est
récente, mais tellement gratifiante, avec elle, je n'ai pas envie de
consommer, mais plutôt envie de revivre et renaître. Merci A.A.
Alors vois tu, l'alcool, maintenant tu me dégoûtes et me fais peur. Je
savais que tôt ou tard tu me rendrais très malade, insouciante ou pire
encore. Je réalise que j'aurais pu mourir à cause du pouvoir que je t'ai
donné. Tu avais tellement de contrôle sur moi que je n'arrivais plus à
me débarrasser de toi. Je te hais et ne veux plus jamais que tu refasses
surface dans ma vie. Tu as partagée ma vie pendant près de 16 ans, tu
dois être fière des ravages que tu as fais. Cependant à partir
d'aujourd'hui ce sera moi qui, désormais, aura le contrôle sur toi, et
crois moi, personne n'aura jamais été aussi indifférent à ton égard.
Adieu, continue ton chemin mais ce ne sera plus jamais à mes cotés. Je
te le JURE...
Témoignage de Sonya
22:29
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04.12.2007
Lettre ouverte :
Sur atoute.org, j'ai trouver une lettre qu'une femme écrivait à son homme. Cela date du 01/02/2005
Son homme, a apparement un gros problème avec l'alcool et elle ne sait pas comment lui dire, alors elle lui a écrit : voici son texte :
LETTRE OUVERTE A L’AMOUR DE MA VIE
Cette lettre est la lettre la plus dure que je n’ai jamais écrite. Elle te paraitra peut être cruelle mais lis la jusqu’au bout elle est criante de vérités, vérités que je n’ai pas le courage de te dire de vive voix tant je redoute ta réaction et l’ultime décision que tu pourrais prendre sans réfléchir. Tu n’imagineras sans doute pas à quel point il est difficile pour moi de t’écrire ces phrases, je choisis chaque mot, chaque phrase de façon à te blesser le moins possible parce que ce n’est pas le but….C’est une déclaration d’amour et une déclaration de guerre à ma rivale.
Une rivale qui est partout et qui est beaucoup plus forte que moi. Une maîtresse qui te comble sur tous les points qui est toujours disponible et qui ne te demande jamais rien. Une maitresse omniprésente jusque dans les recoins de ton corps, de ton cœur et de ton esprit qui te ravit à moi dès que j’ai le dos tourné. Sans rien te demander, elle est en train de te voler ta santé, ta volonté , de temps à autres ta virilité, ton temps et le goût de vivre.
Tu es amoureux de moi mais tu n’es pas heureux tant que tu n’as pas assouvi tes besoins vitaux avec ta maitresse. Une maitresse qui te pousse à mentir régulièrement. Une maitresse qui me nargue à longueur de journée et dont tu persistes à nier l’existence. Cette rivale a tant d’emprise sur toi, elle te fait miroiter tant de bonheurs factices que tu en deviens un homme impossible à raisonner et incapable de communiquer de façon positive quand tu es sous son emprise.
Si je t’en parle comme nous en avons parlé dernièrement, tu la caches pour mieux la revoir quand je ne suis pas là. Elle te fait certainement voir la vie plus belle qu’elle n’est, mais elle t’empoisonne un peu plus chaque jour. Je ne la nommerai pas ce serait lui faire trop d’honneur et tu es suffisamment fin pour deviner de qui je parle.
Par ces quelques lignes, je ne cherche pas à t’accabler et c’est une véritable déclaration d’amour que je te fais et ne me dis pas « si tu m’aimes accepte moi comme je suis » parce que si je t’accepte comme tu es c’est que je t’aime pas assez. Je te dis tout haut ce que je pense tout bas depuis un moment, ce que tes enfants pensent. (Flo m’a déjà fait la réflexion : « papa a vomi, il avait du boire trop de rosé ! » et j’ai aussi entendu d’autres choses de leur part.
Pense à tes enfants, ils n’ont que toi dans la vie, je ne parle pas de l’argent que tu leur laisseras, ils n’en n’ont que faire !!! Ils veulent leur papa, le plus longtemps possible parce qu’ils n’ont que lui.
Je ne cherche pas à te faire culpabiliser, mais simplement à ce que tu prennes conscience que tu as un problème par rapport à l’alcool et c’est une dépendance comme celle que nous avons avec la cigarette.
Je sais que la vie est dure et que tu trouves chez elle un palliatif, mais elle ne fait qu’accroitre les angoisses qui t’assaillent régulièrement.
Tu es angoissé à l’idée que tu ne puisses pas voir tes enfants grandir et tu t’empoisonnes toi même, chaque jour, c’est toi qui ne fait pas en sorte de voir tes petits grandir. Tu sais qu’avec le traitement que tu prends qui est déjà très toxique pour le foie il est interdit de boire de l’alcool et que le mélange des deux est une catastrophe.
Avec cette lettre, je risque le tout pour le tout et je risque gros car je t’aime infiniment et je voudrai pas te perdre parce que tu n’auras pas supporté ce que j’avais à te dire.
Mais, nous sommes deux dans ta vie et il y en a une de trop, à toi de choisir laquelle…..
Je veux bien m’engager avec toi mais certainement pas pour te voir te dégrader ou voir ta santé s’altérer pour quelque chose qui t’empoisonne. Tu avais décidé de faire des efforts récemment mais tes bonnes résolutions ont fondues comme neige au soleil. Tu as peut être besoins d’aide pour y arriver, je suis là, ton médecin est là, il faut juste que tu admettes que tu as besoin d’aide.
Voilà, cette lettre a été écrite par Victoire à l'attention de son ami, je ne sais pas à quoi cette lettre a aboutit.
(PS : je n'ai pas su joindre la personne pour demander son autorisation pour publier son témoignage, bon si jamais elle tombe dessus et qu'elle ne désire pas que son texte soit publié, je le retirerais aussitôt)
19:10
Écrit par Syl...
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Témoignage de Lybellule sur les AA
Bonjour,
Il y a 2-3 ans j'avais appellée un soir les AA France un numéro vert je crois, j'ai laissée un message de detresse sur le répondeur et persone ne m'a jamais rappelée.
Déçu et pas encore suffisement prète je continue de boire en essayant de me limiter seule face a mon problème.
Ensuite j'en ai parlée a mon médecin, qui m'a préscrit aotal, puis après avoir touchée mon fond je pousse la porte d'une des réunions, et la comme si j'avais laissée ma honte derrière je me suis sentie bien, avec des gens comme moi qui comprenait qui m'écoutaient et qui ne me jugeait pas.
Le parcour, les témoignages des anciens, des nouveaux de toute age, de toute culture, de toute classe sociale, différent mais avec le meme problème l'Alcool.
C'est vrai aussi que le programme ne m'interpèle pas des masses surtout quan il s'agit de dieu mais un ami m'a permis de passer au dessus de ça en me disant dieu ça peut etre aussi Demande Insiste Ecoute Utilise, et ça me parle plus, personne ne me force à croire en qui que ce soit, je ne sais pas les croyances de chacun, le sujet est l'alcool et tout ce qui est rapport avec.
C'est humain, y a de la drague comme partout, meme si on est pas la pour ça, des couples se forment et deviennent heureux abstinents.
Chacun a ses opinions que l'on est pas obligés d'accepter on plus.
J'ai donc réussie, a ne pas boire le premier verre, ils m'ont donner envie d'etre abtinente, la lucidité revenu, je me permet d'aider du mieu que je peut les nouveaux et comprend combien l'échange est important, on peut sauver des vies rien qu'en parlant alors j'ose, je dit ce que je pense, etre honnête et sincère fait parti du programme, inconsciement j'utilise le programme et pas que pour le sujet de l'alcool.
Donc oui y a un coté spiritel surement, et moi ça m'apporte énormément d'y aller chaque semaine, de donner et de recevoir, c'est comme on dit une piqure de rappel face a cette maladie.
Et je continuerai a y aller a faire des choses pour sauver des gens de cete saloperie, parce qu l'on a tous le droit d'etre heureux.
Après en avoir bien bavée, c'est difficile de remonter la pente, on arrive toucher lefond du gouffre, si on imagne les amis AA tendent leurs mains pour sortir du trou et parcourir ensemble main dans la main le chemin de l'abstinence dans la joie et la gaité que l'on peut y trouver.
Il a une grande solidarité comme on en trouve peut dans ce bas monde, c'est trop chacun pour soi, les gens se renferme ne sortent plus de chez eux, il y a moins de rencontre et d'échange, chez les AA ça existe vraiment.
16:47
Écrit par Syl...
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27.11.2007
Témoignage 2
Pouvez-vous définir ce qu'est une personne alcoolique?
Être alcoolique, c'est perdre la liberté de s'abstenir de boire. Les alcooliques sont des extrémistes. Ce sont des gens qui vivent à fond. L'alcoolisme, c'est la maladie des émotions.
De toute manière, l'alcoolique souffre d'un dysfonctionnement à la base, d'une sorte de folie. Henri-François Rey, écrivain, disait : «Ce n'est pas parce que je bois que je suis fou, c'est parce que je suis fou que je bois.»
Comment avez-vous pris conscience que vous étiez alcoolique?
J'ai vu que je ne fonctionnais pas comme les autres. Pour me remettre de ma semaine de travail, je prenais un verre avant de sortir avec mes amis, voire deux. J'étais en pleine forme pour la soirée. Je buvais plus vite que mon entourage, et la fête commençait pleinement pour moi à une heure du matin, quand elle s'achevait pour les autres. Un certain puritanisme empêche la femme de s'afficher en public en état d'ivresse avancé. Tant qu'elle ne sait pas que c'est une maladie, une femme porte l'alcoolisme comme un manteau de honte.
Pouvez-vous nous dire si vous pensez que l'alcoolisme est la même chose pour l'homme que pour la femme?
La souffrance est la même, mais je pense qu'une femme est mentalement plus forte. En plus, on fait très vite remarquer à une femme ses problèmes de comportement : elle prend ainsi conscience de son état et peut réagir plus vite.
Quand avez-vous commencé à boire?
À 20 ans, je buvais dans la joie. Cela a duré jusqu'à 33 ans. Ensuite, et jusqu'à 40 ans, j'ai tenté d'arrêter. J'ai été aidée médicalement, mais je n'avais jamais fait de cure. Puis, je me suis fait suivre par un psychiatre qui m'a affirmé que je n'étais pas alcoolique. J'ai arrosé cette heureuse nouvelle au premier bistro que j'ai vu. Il y a presque 15 ans maintenant que je suis entrée dans les AA. On y apprend dès le départ à fonctionner par tranches de 24 heures, et ma toute première tentative pour cesser de boire fut la bonne. En 15 ans, j'ai fait deux rechutes.
Je sais pertinemment que je ne dois plus prendre un seul verre, sinon je retomberais dans le cercle infernal
.
À votre avis, pourquoi étiez-vous alcoolique?
Je me sentais plus puissante intellectuellement. J'avais l'impression d'être plus performante que les autres.
Pourquoi avez-vous arrêté?
J'avais peur de la folie. L'alcool est une drogue dure. Cela rend fou.
Quelle sorte d'alcool preniez-vous?
Comme le font souvent les femmes, j'ai commencé par le kir, puis la bière. J'ai fini par prendre tout ce qui me tombait sous la main. J'adorais boire. J'étais une alcoolique cyclique: je buvais six mois et ne touchais plus à une goutte d'alcool pendant trois mois. Le plus curieux, c'est que je n'aime pas les boissons alcoolisées, excepté le champagne. Ce n'est pas le goût de l'alcool que j'apprécie, c'est son effet.
Pensez-vous qu'il y a un phénomène héréditaire dans l'alcoolisme?
Mon père était alcoolique. Nous sommes quatre enfants et deux d'entre nous le sont... (soupir). Cela fait du bien de savoir que c'est une maladie, mais ce n'est pas systématique. Beaucoup de gens viennent à l'association, et personne de leur entourage n'est atteint de ce mal.
Votre passé d'alcoolique a-t-il eu des conséquences sur votre vie privée ou professionnelle?
Je vis avec la même personne depuis 35 ans. Et l'alcool n'a eu aucune conséquence sur ma vie professionnelle. J'ai eu de la chance... (sourire). J'ai échappé à la folie. Le plus important, c'est mon entrée chez les AA pour me retrouver avec d'autres personnes alcooliques et en parler. L'alcoolisme jette les gens dans un monde à part. Seule une personne directement concernée par ce problème peut à son tour aider quelqu'un. L'alcool est vraiment une allergie, pas au sens scientifique du terme, mais au sens psychologique.
09:24
Écrit par Syl...
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Témoignage 1
| Alcool : sûr d'avoir le dessus ? |
| par C. |
| Un soir, j'ai voulu prendre un petit remontant... 3 ans plus tard, j'étais au fond du trou. |
![]() Bonjour. Je m'appelle C. et je suis une femme. Eh oui ! L'alcool touche aussi les femmes, bien que nous soyons moins nombreuses que les hommes. Mon histoire a commencé alors que j'étais médecin anesthésiste, mariée. Nous avions une petite fille. A la suite de graves problèmes de santé de mon mari et de mon père et à cause de ma vie professionnelle stressante, j'étais déprimée. On m'a prescrit des antidépresseurs. Un soir, en rentrant, j'ai voulu prendre un petit remontant et j'ai pris un porto. Mon mari ne boit pas ; ce n'est donc pas lui que j'ai copié. Mais voilà, de soir en soir, subrepticement, « l'aide » ponctuelle est devenue habitude. Je suis passée à une consommation régulière d'alcool, oh, non pas que j'y prenais du plaisir (certains oui, mais pas moi), mais parce que je devenais dépendante. J'ai augmenté les quantités, petit à petit. J'étais toujours sous antidépresseurs et en tant que médecin, j'étais très au courant et très consciente du risque que je prenais en buvant de l'alcool. Mais face à quelque chose de plus fort que soi, aucune raison ne tient. Je me suis mise à boire même à midi et même des alccols forts (whisky...). Avec le recul, je me rends compte de l'importance d'avoir une vie équilibrée. Veillez à votre hygiène de vie : loisir, détente, amitiés, sport, rires entre amis, sommeil... au lieu de vous "défoncer" le samedi soir pour évacuer le stress ! On a l'impression à tort qu'il faut de l'alcool pour faire la fête. L'alcool nous désinhibe ; on a l'impression qu'on a plus de confiance en soi, qu'on est plus fort, plus léger. En réalité, on veut toujours être mieux ; on ne s'accepte pas ; on n'accepte pas nos limites. Au bout de quelques temps, je me disais le matin : « aujourd'hui, c'est fini, tu ne boiras pas », mais l'alcool était plus fort que moi. Je ressentais l'état de manque. Je n'étais bien que quand j'avais bu un verre. C'est une vraie drogue, drogue dangereuse car facile à se procurer. Il n'y avait jamais d'alcool chez moi ; personne n'aurait pu se douter... Mais c'était plus fort que moi : j'allais à l'épicerie du quartier et je m'achetais une petite bouteille que je buvais en partie. Le reste, je le vidais. Paradoxalement, je n'ai jamais accepté de boire. Certains le font avec goût. Moi je vomissais souvent après une prise d'alcool, parce que je n'aime pas le goût et parce que je ne voulais pas boire. Je voulais m'en sortir. Mais c'était plus fort que moi. Certains sont dépendants sans être conscients d'eux-mêmes. Moi non ; j'étais très lucide sur le fait de faire souffrir ma famille et ça renforçait ma douleur et mon mal-être. Je pleurais, je disais que je ne recommencerais plus, mais je n'y arrivais pas. Au bout de 3-4 ans d'horreur, j'ai demandé à mon généraliste : « proposez-moi n'importe quoi, mais je veux sortir de là ». J'étais à bout. Il m'a envoyé dans un centre de désintoxication. Là, le sevrage a pu se faire. Sans ce milieu protégé, ce n'est pas possible. J'y suis restée un mois. Pendant ce séjour, j'ai eu une voisine de chambre qui connaissait une association d'aide aux alcooliques, la croix bleue. Cette amie m'a dit avant que je ne sorte : « Attention ! Surtout, ne t'arrête pas en si bon chemin, sinon tu vas replonger. Vas dans une association ». J'y suis allée et j'ai vu que mon amie avait raison. Je suis allée à toutes les rencontres de la croix bleue. Je m'y suis fait des amis. Quand on boit, on a un sentiment profond de solitude. C'est très réconfortant de voir qu'on peut encore avoir des amis. J'ai suivi en plus une thérapie individuelle de soutien. Depuis, je suis délivrée de l'alcool. Je n'en bois plus une goutte, même si, quand j'invite des amis chez moi, je sors des "apéro" et du vin (d'autres personnes guéries préfèrent sortir des jus de fruits). N'importe qui est à la merci de l'alcool. Ce n'est pas le niveau social qui joue. C'est un piège parce que c'est insidieux, ça arrive sans qu'on s'en rende compte. Et c'est facile d'y tomber : c'est socialement accepté de boire (trop même). Un conseil : limitez-vous à un verre quand vous sortez ! N'acceptez pas de vous resservir ; prenez des jus de fruits à la place. Ne suivez pas les "mauvais" copains.
(article : atoi2voir.com - Vie et spiritualité) |
09:02
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